Théâtre Déjazet, Paris • 7.1.12 à 20h30
Young Frankenstein. Musique et lyrics : Mel Brooks. Livret : Mel Brooks et Thomas Meehan. D’après le scénario du film du même nom, de Gene Wilder et Mel Brooks. Adaptation française : Stéphane Laporte.
Mise en scène : Ned Grujic. Avec Vincent Heden (Dr Frederick Frankenstein), Zacharie Saal (Igor), Gaëlle Pineihro (Elizabeth), Camille Glémet (Inga), Valérie Zaccomer (Frau Blucher), Patrice Latronche (la Créature), Arnaud Delmotte (Kemp), …
Ayant décidé au dernier moment de passer le week-end à Paris, j’en ai profité pour revoir ce spectacle, dont je disais en octobre tout le bien que j’en avais pensé.
Les deuxièmes visites peuvent être décevantes. En l’occurrence, à part la gestion calamiteuse de la caisse du théâtre, qui dépasse l’entendement (à un point tel que les mots me manquent), j’ai retrouvé avec plaisir tout ce qui m’avait enchanté lors de mon premier passage : une œuvre servie avec intelligence par une troupe talentueuse et extrêmement professionnelle, une mise en scène qui s’accommode avec créativité des limitations budgétaires, une chorégraphie pleine d’esprit, une prise de son au niveau des meilleurs standards internationaux.
Les comédiens sont toujours aussi savoureux. Difficile de choisir, mais on voit rarement sur des scènes musicales parisiennes des prestations aussi superbes que celles de Zacharie Saal en Igor ou de Valérie Zaccomer en Frau Blucher. Pas un maillon faible dans la distribution principale, qui met la barre très haut.
Je suis le premier surpris de ne pas être vraiment gêné par l’absence d’un orchestre “live”. L’utilisation d’une bande enregistrée heurte certaines de mes convictions, mais il faut lui reconnaître au moins une vertu : la capacité à émuler un effectif orchestral sans rapport avec ce qui est envisageable de nos jours sur le plan budgétaire. Malgré quelques aspérités un peu “synthétiques”, l’illusion est plutôt réussie… et la synchronisation avec les comédiens est étonnante de précision.
J’ai la surprise de voir mon billet d’octobre affiché dans le hall à côté des critiques d’organes autrement plus prestigieux.
Je t'ai toujours dit que tu avais un bel organe, toi aussi.
Rédigé par : gvgvsse | 21 janvier 2012 à 12:25
> C’est malin…
Rédigé par : Laurent | 21 janvier 2012 à 19:30