Théâtre des Champs-Élysées, Paris • 19.1.12 à 20h
Orchestre National de France, Shlomo Mintz
Beethoven : concerto pour violon (Shlomo Mintz, violon)
Dvorák : symphonie n° 8
Ça commençait pourtant mal, avec un concerto terne et poussif, interprété avec une épouvantable rigueur métronomique et des sonorités grinçantes. Je me demandais si ce n’était pas une façon pour Mintz de masquer une technique un peu fatiguée, mais le bis était manifestement conçu pour démontrer le contraire.
Appliquée à la magnifique symphonie de Dvorák, la technique Mintz produit un effet inattendu et miraculeux : la sobriété de la pulsation permet aux soli de s’épanouir de manière sereine ; le son de l’orchestre est à la fois lumineux et d’une étonnante densité dramatique. On est scotché par le résultat, d’une irrésistible beauté.
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