Prince of Wales Theatre, Londres • 29.1.12 à 19h
Musique & lyrics : Stephen Schwartz. Livret : John Caird.
Mise en scène : Drew Baker. Direction musicale : Paul Frankish. Avec Anton Stephans (Father), Oliver Thornton (Adam), Louise Dearman (Eve), Russell Grant (Snake), Gareth Gates (Cain), John Wilding (Abel), Tom Pearce (Noah), Brenda Edwards (Mama Noah), Waylon Jacobs (Japheth), Aaron Sidwell (Ham), Jamie Papanicolaou (Shem), Daisy Tonge (Aphra), Daniella Bowen (Aysha), Lauren Samuels (Yonah), Craig Rhys Barlow, Matt Brinkler, Chloe Hart, Joanna Kirkland, Gemma Sandzer, Robbie Scotcher (Storytellers), Ben Radcliffe (Young Cain), Marcus Billany (Young Abel).
C’est au bénéfice d’une œuvre charitable qu’était organisée cette représentation unique “en concert” de Children of Eden, une comédie musicale du compositeur Stephen Schwartz, connu pour Godspell, Pippin, The Baker’s Wife… mais surtout désormais pour Wicked (dont le succès planétaire semble inversement proportionnel à mon faible enthousiasme)… sans compter son excellent opéra Séance on a Wet Afternoon.
Children of Eden date de 1991 et possède une histoire compliquée. C’est aujourd’hui l’une des comédies musicales les plus représentées dans les théâtres amateurs et locaux alors qu’elle n’a jamais été produite à Broadway et que la production originale londonienne fut un échec. J’en avais vu une bonne production au minuscule Landor Theatre en février 2000. On est à l’opposé avec cette production qui emploie un orchestre de bonne taille et une imposante distribution, installés sur la scène du Prince of Wales Theatre, où l’on représente normalement la comédie musicale Mamma Mia!
La représentation est de très bon niveau et rend justice à l’inspiration mélodique de la partition de Stephen Schwartz. Elle rend aussi assez visibles les lacunes du livret de John Caird, qui fait un peu bric à brac — l’histoire suit pourtant largement une source dramatique largement éprouvée : la Genèse, depuis les aventures d’Adam et Ève à Éden jusqu’à la fin du Déluge.
Le seul reproche que l’on puisse faire à la représentation, c’est que les comédiens ont tendance à chanter à pleins poumons… et que, pour certains, il y laissent des plumes. On comprend l’attrait de ce style démonstratif : l’intensité de l’accueil par le public est directement proportionnelle au volume sonore produit. Malheureusement, le résultat n’est plus très théâtral…
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