Union Theatre, Londres • 12.11.11 à 19h30
Musique et lyrics : Carol Hall. Livret : Larry L. King & Peter Masterson.
Mise en scène : Paul Taylor-Mills. Direction musicale : Tom Turner. Avec Sarah Lark (Miss Mona), James Parkes (Sheriff Ed Earl Dodd), Luke Barron (Mayor Rufus Poindexter), Frankie Jenna (Angel), Nancy Sullivan (Shy), Lindsay Scigliano (Doatsey Mae), Leon Craig (Melvin P. Thorpe), Stephanie Tavernier (Jewel), Tony Longhurst (Senator Wingwoah), Anthony WIlliamson (Governor), Aimee Buchanan (Ruby Rae), Jodie Lee Wilde (Dawn), Kimberly Powell (Beatrice), Sasi Strallen (Ginger), Katy Stredder (Durla), Kelle Walters (Linda Lou), Stephen Oliver Webb (C.J. Scruggs), Patrick George, Dayle Hodge, Oliver Metcalfe, Dan O’Brien, Jarred Page, Jamie Papanicolaou, Scott Wheeler.
Cette comédie musicale de 1978, que je n’avais jamais eu l’occasion de voir sur scène, a été représentée presque quatre ans à Broadway (où elle a obtenu deux Tony Awards) avant de donner lieu à une adaptation cinématographique assez connue mettant en vedette Dolly Parton et Burt Reynolds (et dont le titre français, La Cage aux poules, est particulièrement malheureux). C’est l’histoire d’une maison close du Texas, contrainte de fermer ses portes lorsqu’elle est prise pour cible par les ligues de vertu.
Outre qu’elle est inhabituelle par son sujet, l’intrigue est malheureusement un peu fine. Le livret, désespérément linéaire, repose essentiellement sur des personnages hauts en couleur et sur l’espèce de mélancolie que cause la fermeture du bobinard pour essayer de surnager.
La partition ne m’a jamais beaucoup attiré compte tenu de son style très “country”. Deux chansons du spectacle sont assez connues : le grand numéro “The Aggie Song” qui clôt le premier acte et qui voit une équipe de football se préparer à attaquer la troisième mi-temps après un match (la version du film mérite d’être vue au moins une fois dans sa vie) et la chanson mélancolique qui clôt le spectacle, “Hard Candy Christmas”, devenue un tube.
Je n’ai pas été emballé par cette petite production du petit Union Theatre, qui a du mal à donner de la substance et de l’allant au spectacle. La légèreté de l’intrigue aurait besoin d’être compensée par la mise en œuvre de moyens plus substantiels.
J’ai été assez déçu par la prestation de Leon Craig (remarqué autrefois dans l’inclassable Jerry Springer, the Opera), qui interprète le “prêcheur” Melvin P. Thorpe comme dans une grosse farce, sans subtilité et sans nuance. La prestation de Sarah Lark est douce-amère à souhait dans le rôle de la tenancière, Miss Mona, … et l’on est heureux de retrouver parmi les seconds rôles masculins le jeune et talentueux Jamie Papanicolaou, le magnifique Kringelein de la récente production de Grand Hotel de Arts Ed.

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