Salle Pleyel, Paris • 25.5.11 à 20h
Orchestre de Paris, Paavo Järvi
Brahms : concerto pour piano n° 2 (Leif Ove Andsnes, piano)
Dvorák : symphonie n° 7
J’étais malheureusement trop fatigué pour profiter du concerto, dont je n’ai entendu que des bribes. Mais de fort jolies bribes : un son magnifique et luxuriant, d’une grande rondeur… presque trop soigné, peut-être. L’Orchestre de Paris “version Järvi” est une phalange de grand luxe.
La symphonie de Dvorák est également magnifique, malgré quelques passages un peu brouillons, notamment dans le dernier mouvement. Järvi fait parfois de curieux choix dans l’équilibre des masses sonores, au point que quelques uns de mes passages préférés sont malencontreusement “écrasés”. S’il fallait chercher la petite bête, je reprocherais à Järvi une tendance à accentuer indûment certains contrastes, qui fait apparaître une parenté implicite avec le style d’un Valery Gergiev. La symphonie de Dvorák y résiste à peu près ; c’est moins le cas de la Valse Triste donnée en bis. (L’Orchestre de Paris donnant un bis dans son port d’attache, c’est le signe d’une tournée imminente.)

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