Cité de la Musique, Paris • 13.10.10 à 20h
Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken Kaiserslautern, Gennady Rozhdestvensky
Prokofiev :
- symphonie n° 2
- concerto pour violon n° 2 (Sasha Rozhdestvensky, violon)
- Le Pas d’acier, suite de ballet
Intéressant concert, qui m’a notamment donné l’occasion de voir pour la première fois un chef d’orchestre au nom relativement légendaire (son intégrale des symphonies de Chostakovitch est difficile à égaler)… et dont, très honnêtement, je n’étais pas complètement certain qu’il était encore vivant.
Après le visionnage d’un court extrait du documentaire Notes interdites : scènes de la vie musicale en Russie soviétique réalisé par Bruno Monsaingeon en 2004, Rozhdestvensky fait un petit discours introductif avant d’entamer le marathon Prokofiev.
La deuxième symphonie décolle surtout dans les dernières minutes. Il faut dire que l’orchestre est relativement jeune et que son jeu n’est pas toujours très inspiré… d’autant que Rozhdestvensky dirige de manière un peu mécanique.
Très joli concerto pour violon, avec un Sasha Rozhdestvensky (le fils de Gennady) faisant montre d’une technique solide. Le deuxième mouvement est particulièrement enchanteur.
On finit par une relative découverte avec ce Pas d’acier, un ballet peu connu de Prokofiev. C’est la pièce la plus accessible, avec une musique pleine d’accents et de couleurs.
Si seulement la deuxième symphonie de Prokofiev était jouée plus souvent ! C'est un oeuvre grandiose et magnifique à entendre en concert. C'est un joyau musical des plus étranges, qui n'a pas la beauté facile d'une pierre précieuse polie, mais qui est belle par sa complexité, par son intensité, et par son originalité. Je trouve que la direction mesurée et précise de Rozhdestvensky convenait parfaitement à cette symphonie inspirée des machines.
Rédigé par : lisa | 21 octobre 2010 à 17:55