Musique et lyrics : Adam Guettel. Livret : Craig Lucas, d’après le roman d’Elizabeth Spencer.
Mise en scène : Molly Smith. Direction musicale : Paul Sportelli. Avec Hollis Resnik (Margaret Johnson), Margaret Anne Florence (Clara Johnson), Nicholas Rodriguez (Fabrizio Naccarelli), Jonathan Raviv (Giuseppe Naccarelli), Ariela Morgenstern (Franca Naccarelli), Ken Krugman (Signor Naccarelli), Mary Gutzi (Signora Naccarelli), Thomas Adrian Simpson (Roy Johnson), Jennifer Irons, Drew Eshelman, Michael Vitaly Sazonov.
J’avais déjà longuement présenté cette œuvre de 2005 lorsque je l’avais revue à Leicester en mai dernier. Ce que j’en disais à l’époque est encore plus vrai aujourd’hui : plus j’entends la partition d’Adam Guettel et plus elle m’enchante. Je ne suis pas loin de penser que c’est peut-être bien la plus envoûtante création de la première décennie du 21ème siècle.
J’ai donc sauté sur l’occasion de revoir The Light in the Piazza, tout en faisant connaissance avec un théâtre régional fort réputé de la région de Washington, le célèbre Arena Stage, qui occupe actuellement un espace temporaire en attendant l’inauguration à l’automne prochain d’un nouvel espace en cours de construction, le Mead Center.
La production est plus modeste que celle de Leicester, puisqu’il n’y a que cinq musiciens (harpe, clavier, violon, violoncelle, contrebasse) et un décor essentiellement fixe mais fort ingénieux. Mais il n’y a bien que cela qui soit modeste : la qualité du travail de mise en scène est bluffante et on est également frappé de constater à quel point les comédiens se sont plongés dans les moindres détails de la redoutable partition de Guettel, qu’ils interprètent avec un engagement assez enthousiasmant. Les numéros d’ensemble, en particulier, sont étonnamment au point.
Je me suis à nouveau laissé entraîner avec bonheur par cette belle histoire romantique à souhait et par l’étonnante partition d’Adam Guettel, toutes deux servies par une distribution remarquable. Les trois rôles principaux sont particulièrement bien servis : Hollis Resnik, qui est surtout connue pour sa carrière sur les scènes de Chicago, est très émouvante dans le rôle de Margaret Johnson, qui doit faire rêver plus d’une comédienne ; et on ne peut qu’être séduit par l’énergie juvénile que projette le sympathique Nicholas Rodriguez.
Il est très étonnant que cette pièce n’ait pas encore été produite à Londres. Ce serait un projet idéal pour le Donmar Warehouse ou pour la Menier Chocolate Factory… voire pour le Lyttelton Theatre, si le National Theatre voulait bien se remettre à produire des comédies musicales.
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