Menier Chocolate Factory, Londres • 6.3.10 à 15h30
Musique
: Cy Coleman (1966). Lyrics : Dorothy Fields. Livret : Neil Simon.
Mise en scène : Matthew White. Direction musicale : Nigel Lilley. Avec Tamzin Outhwaite (Charity Hope Valentine), Josefina Gabrielle (Nickie/Ursula), Tiffany Graves (Helene), Jez Unwin (Vittorio Vidal / Oscar Lindquist [remplaçant]), Jack Edwards (Herman), Paul J. Medford (Daddy Bruebeck)…
Je ne pouvais pas ne pas retourner voir cette magnifique production du chef d’œuvre de Cy Coleman, Sweet Charity, que j’étais déjà allé voir fin novembre.
Heureusement, l’expérience s’est révélée au moins aussi enthousiasmante que la première fois : plaisir d’entendre l’envoûtante partition de Coleman jouée par cinq cuivres placés au-dessus de la scène, face au public ; éblouissante qualité de la distribution, dominée par la merveilleuse Tamzin Outhwaite dans le rôle principal ; intelligence de la mise en scène de Matthew White ; inventivité de la chorégraphie… Bref, tout ce dont on rêve au paradis de la comédie musicale.
J’ai été un peu effrayé, en arrivant, de voir des affiches annonçant que les rôles de Vittorio et d’Oscar seraient joués par un remplaçant (c’est le metteur en scène et non l’auteur du livret qui a eu l’idée de faire jouer les deux rôles par un même comédien : outre que cela permet sans doute à la production de diminuer ses coûts, c’est une idée excellente tant les deux personnages sont différents). Je n’aurais pas dû m’inquiéter, car Jez Unwin est merveilleux : c’est un excellent comédien doublé d’un chanteur à la voix exquise.
Comme on pouvait s’y attendre (et comme cela a été le cas de plusieurs productions de la Menier Chocolate Factory), le spectacle se déplace dans un théâtre du West End, le Theatre Royal Haymarket, à compter de fin avril. S’il y a une justice, ce sera un triomphe critique et public.
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