Orchestre National de France, Daniele Gatti
Mahler : symphonie n° 2 (Camilla Tilling, soprano ; Marie-Nicole Lemieux, contralto)
Un rendez-vous manqué entre l’ONF et Mahler.
Gatti, curieusement, “fait du Chung”, découpe, décompose, déchiquète, ralentit ou accélère arbitrairement. Le résultat est comme un amas désordonné de cristaux qui diffractent dans des directions différentes : il y a, ici et là, une couleur attachante, une fulgurance qui émeut, un son qui parle à l’âme. Mais d’ensemble, point. De vision, encore moins. De cohérence, aucune.
Et c’est lent, si lent, si terriblement lent !
Évidemment, après la triple rencontre récente avec Mariss Jansons et le Concertgebouworkest interprétant la même œuvre à Amsterdam, Londres et Paris, la barre est forcément placée assez haut dans mon esprit.
Il faut dire que ma place tout à l’avant du parterre et complètement sur le côté ne favorise pas la perception globale, même si elle offre un point de vue passionnant sur le style de Gatti. Je suis étonné de constater à quel point la section des premiers violons est, d’aussi près, hétérogène dans son son et dans sa texture.
Le chœur, malheureusement, se lève (bruyamment) bien avant son entrée, ce qui ne permet pas de savourer la surprise d’un chœur qui commence à chanter assis, sans signe précurseur.
C’est extrêmement perturbant de voir des choristes se boucher les oreilles pendant les tutti de l’orchestre. Ne pourraient-ils pas plutôt utiliser des bouchons d’oreilles ?
j'ai bien fait de boycotter et de garder à l'oreille la Troisième d'Amsterdam...
Rédigé par : gvgvsse | 06 février 2010 à 13:11
Commentaire supprimé à la demande de son auteur.
Rédigé par : observateurNN | 06 février 2010 à 23:15
C’est certain que si j’avais fait les concerts dans l’autre sens, j’aurais été malheureux…
Rédigé par : Laurent | 06 février 2010 à 23:40