Orchestre Philharmonique de Berlin, Simon Rattle
Richard Wagner : ouverture de Die Meistersinger von Nürnberg
Schönberg : symphonie de chambre n° 1, version pour grand orchestre
Brahms : symphonie n° 2
Deuxième concert des Berlinois et deuxième démonstration époustouflante. Je suis toujours aussi fasciné par les contrebassistes, qui semblent par moments atteindre un forme de conscience parallèle.
Rattle a attendu de nombreuses années avant de s’attaquer à Brahms, un compositeur qui occupe une place particulière dans l’histoire des Philharmoniker. L’enregistrement paru récemment semble avoir provoqué une relative unanimité de la critique et a vraisemblablement contribué à ce que le chef britannique soit définitivement adopté par ses ouailles.
Sa lecture de la deuxième symphonie est tout en longues phrases mélancoliques et expressives. On pourrait peut-être faire valoir que la recherche de ce son rond et homogène se fait occasionnellement au détriment de la charge dramatique de l’œuvre. Mais on préférera se laisser entraîner par la magie d’une interprétation superlative, qui se termine en apothéose.
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