Musique et lyrics : Stephen Sondheim. Livret : Hugh Wheeler.
Mise en scène : Lee Blakeley. Orchestre Philharmonique de Radio France, Jonathan Stockhammer. Avec Greta Scacchi (Desirée Armfeldt), Leslie Caron (Madame Armfeldt), Lambert Wilson (Fredrik Egerman), Nicholas Garrett (Count Carl-Magnus Malcolm), Deanne Meek (Countess Charlotte Malcolm), David Curry (Henrik Egerman), Rebecca Bottone (Anne Egerman), Damian Thantrey (Mr. Lindquist), Kate Valentine (Mrs. Nordstrom), Rachael Lloyd (Mrs. Anderssen), James Edwards (Mr. Erlanson), Daphné Touchais (Mrs. Segstrom), Francesca Jackson (Petra), Celeste de Veazey (Fredrika Armfeldt), Leon Lopez (Frid).
Deuxième visite à cette belle production qui, bien que loin d’être parfaite, présente Stephen Sondheim au public parisien dans des conditions particulièrement favorables.
Les points relevés lors de la première restent d’actualité pour la plupart.
Leslie Caron réussit à dire cette fois la quasi-totalité de son texte. Elle reste malgré tout assez crispée et pas tout à fait dans l’esprit de son personnage.
C’est le rythme général qui continue à pêcher. La faute en incombe sans doute un peu à tout le monde : un metteur en scène surtout habitué aux scènes d’opéra, un chef vraisemblablement terrorisé de perdre certaines de ses ouailles en route, certains comédiens qui peinent à trouver le bon tempo. J’assiste à la représentation avec B., que j’avais emmené voir la mise en scène de Trevor Nunn à Londres : la différence d’allure — on a presque envie de dire de pouls — le frappe beaucoup.
Mais cette élégante production accumule malgré cela les points forts, notamment grâce à ses excellents seconds rôles et à la très touchante Desirée de Greta Scacchi. Espérons que le mouvement est bel et bien lancé et que le Châtelet nous réservera désormais notre Sondheim annuel.
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