Concertgebouw, Amsterdam • 6.12.09 à 14h15
Concertgebouworkest, Mariss Jansons
Mahler : symphonie n° 2 (Ricarda Merbeth, soprano ; Bernarda Fink, mezzo-soprano)
Il y a quelque chose d’un peu religieux à entendre la sublime symphonie Résurrection dans l’auguste salle du Concertgebouw… surtout lorsqu’elle est confiée à des interprètes aussi talentueux. C’était par ailleurs la première fois que je me trouvais au balcon et j’ai été enchanté par la plénitude du son.
Jansons reste Jansons… et sa direction est par moments un peu empesée. Il ne réussit pas non plus très bien l’entrée en matière du premier mouvement, qui exige de créer entre les pupitres une forme de tension pas totalement naturelle (un peu comme le début de la quatrième Brahms, ou de la huitième de Schubert… les plus illustres chefs s’y cassent parfois les dents).
Mais cela n’empêche pas la symphonie de prendre aux tripes. Les interventions de Ricarda Merbeth et de Bernarda Fink sont très réussies, même si la première a un vibrato un peu large. Superbe prestation du chœur de la radio néerlandaise — qui commence à chanter assis, ce qui ravit mon compagnon de concert. Jansons conduit magistralement la montée vers l’apothéose finale, qui est d’une force et d’une beauté irrésistibles.
Jansons respecte également le vœu de Mahler de ménager une pause entre le premier mouvement et le reste de la symphonie : il sort de scène quelques instants et parvient même à obtenir du public qu’il n’applaudisse pas à son retour…
Commentaires