Concertgebouworkest, Mariss Jansons
Mahler : symphonie n° 2 (Ricarda Merbeth, soprano ; Bernarda Fink, mezzo-soprano)
Une semaine après Amsterdam, voici donc que la phalange amstellodamoise a posé ses valises sur les bords de la Tamise pour y interpréter la même symphonie “Résurrection” avec les mêmes solistes et un chœur autochtone, le London Symphony Chorus.
L’interprétation est spectaculaire. Le dénouement prend d’autant plus à la gorge que Jansons a minutieusement retenu la tension pendant toute la symphonie. Lorsque les choristes, plus nombreux qu’à Amsterdam, attaquent le “Sterben werd ich, um zu leben!” final, on ne peut qu’être cloué à son fauteuil par la force de cette explosion si longtemps attendue. On n’entend d’ailleurs plus du tout les solistes au milieu de cette vague sonore.
Tout n’est pas inattaquable dans la conception de Jansons, mais il parvient à multiplier tout au long de la symphonie ces moments magiques qui appellent larmes et frissons. L’orchestre répond à chacune de ses intentions avec une réactivité et une adaptabilité merveilleuses. Du très grand art.
Comme à Amsterdam, Jansons (qui, manifestement, fait partie de ces chefs qui voyagent avec “leur” podium) s’éclipse quelques instants en coulisse après le premier mouvement et il parvient à retenir les applaudissements d’un geste de la main lorsqu’il revient. Le public parisien sera-t-il aussi docile ?
Mystère et boule de gomme (ah, j'ai hâte, j'ai hâte)
Rédigé par : klari | 13 décembre 2009 à 23:20
ils ont intérêt sinon je les flingue!
Rédigé par : gvgvsse | 16 décembre 2009 à 00:40
> Ça a marché, youpi !!
Rédigé par : Laurent | 18 décembre 2009 à 01:11