Concertgebouworkest, Mariss Jansons
Mahler : symphonie n° 2 (Ricarda Merbeth, soprano ; Bernarda Fink, mezzo-soprano)
Et de trois ! Après Amsterdam et Londres, c’est à Paris que l’orchestre du Concertgebouw vient donner la symphonie n° 2 de Mahler, avec les mêmes solistes et en compagnie, cette fois, du Chœur de Radio France.
C’est encore un magnifique concert, même si c’est, des trois, celui qui me fait le moins vibrer.
L’acoustique plus sèche et analytique de la salle a en effet deux conséquences. D’un côté, elle met merveilleusement en valeur la qualité des instrumentistes amstellodamois. Les cordes, infiniment soyeuses, sont particulièrement renversantes dans le deuxième mouvement. Mais, en contrepartie, elle met en évidence la lenteur relative de la direction de Jansons — et, par moments, les étirements qu’il fait subir à la partition. Privée de l’enrobement que fournissaient les acoustiques plus réverbérantes du Concertgebouw ou du Barbican, la musique semble plus dépouillée et prend un peu moins à la gorge.
La configuration de la Salle Pleyel permet en revanche à Jansons de disposer les différents musiciens appelés à jouer “hors scène” un peu partout : la spatialisation qui en résulte est délicieuse.
J’en veux un peu au Chœur de Radio France de se préparer de manière si voyante à son entrée. Du coup, le début du passage chanté perd beaucoup de sa force. Les chœurs d’Amsterdam et de Londres étaient beaucoup plus attentifs à ce que leur entrée se fasse discrètement — sauf erreur, celui de Londres chantait d’ailleurs sans partition. Cela étant, le fortissimo final est une gigantesque claque qui couronne le concert en beauté.
Mission accomplie : Jansons parvient à retenir les applaudissements comme il l’avait fait à Amsterdam et à Londres lors de son retour sur scène après sa petite pause à la fin du premier mouvement.
il y a quand même eu une bande de cons qui ont applaudi l'entrée des chanteuses...
Rédigé par : gvgvsse | 20 décembre 2009 à 06:57
> Comme à Amsterdam et à Londres, pour le coup.
Tiens, ça me rappelle que le silence était tellement parfait pendant la pause précédant le deuxième acte que j’ai glissé à mon voisin que j’aimerais bien que le public soit aussi silencieux pendant que les musiciens jouent…
Rédigé par : Laurent | 20 décembre 2009 à 07:28