Musique : Leonard Bernstein (1944). Livret et lyrics : Betty Comden et Adolph Green.
Mise en scène : Bill Berry. Direction musicale : Tom Helm. Avec Jeffrey Schecter (Ozzie), Brian Shepard (Chip), Tyler Hanes (Gabey), Yvette Tucker (Ivy Smith), Jennifer Cody (Hildy Esterhazy), Kelly Sullivan (Claire de Loone), Harriet Harris (Madame Dilly), Bill Nolte (Pitkin), Tari Kelly (Lucy Schmeeler/Diana Dream/Dolores Dolores), …
J’avais déjà longuement évoqué On the Town lors de la production présentée récemment au Théâtre du Châtelet.
Voici que le vénérable Paper Mill Playhouse en présente une nouvelle production qui n’a, pour l’instant, attiré que des commentaires extatiques. Les critiques new-yorkais qui ont fait le déplacement (il faut traverser l’Hudson, certains n’ont pas le courage) ont tous été enthousiasmés et le critique du Wall Street Journal a même décrété que la production était meilleure que n’importe laquelle des comédies musicales actuellement à l’affiche à Broadway.
Je me demande vraiment s’ils ont vu le même spectacle que moi.
Parce que la musique de Bernstein réduite pour une poignée de musiciens mal sonorisés incluant quatre synthétiseurs, pas un seul instrument à cordes et des cuivres incapables de jouer les passages les plus difficiles de la partition… eh bien, non, désolé, j’aurais plutôt tendance à partir en courant.
Et même si les décors sont magnifiques et s’il y a beaucoup de très bonnes idées dans la mise en scène et dans les numéros dansés, la réalisation laisse largement à désirer, parce que la distribution n’est pas à la hauteur. Oh, tous les comédiens qui interprètent les rôles principaux sont très attachants, mais ils ont tous des faiblesses, le plus souvent du côté de leurs capacités vocales. Le nombre de notes aiguës qui tombaient à côté de la cible est sidérant. Il n’y a personne à sauver du côté de la distribution féminine et peut-être un ou deux comédiens masculins seulement. On est frappé aussi par le manque de fluidité général et par la difficulté à faire oublier qu’on est en train de voir des comédiens en train de travailler.
J’ai rarement été aussi déçu par un spectacle du Paper Mill Playhouse…
Commentaires