English National Opera, Londres • 28.11.09 à 18h30
Direction musicale : Edward Gardner
A kékszakállú herceg vára (Le Château de Barbe-Bleue), Béla Bartók (1918). Adaptation en anglais de John Lloyd Davies. Mise en scène : Daniel Kramer. Avec Clive Bayley (Bluebeard), Michaela Martens (Judith).
Le Sacre du printemps, Igor Stravinsky (1913). Chorégraphie et mise en scène : Michael Keegan-Dolan. Avec la troupe “Fabulous Beast Dance Theatre”.
Couplage étonnant et détonnant, qui permet d’entendre deux des partitions les plus électriques des années 1910. Et ça tombe bien, car l’Orchestre de l’English National Opera est en forme olympique et Edward Gardner mène son monde avec une intensité délectable.
Le Château de Barbe-Bleue m’a permis de retrouver l’excellent Clive Bayley, déjà entendu en Fasolt et en Hunding à Strasbourg. Son Barbe-Bleue, sombre et intense, bénéficie d’une voix hypnotique qui reste riche et onctueuse jusque dans les notes les plus graves. Un régal. Michaela Martens lui donne la réplique avec une conviction attachante, dans une mise en scène qui ne trouve pas toujours ses marques, mais qui n’est pas sans inventivité.
La chorégrahie du Sacre du printemps ne contient pas beaucoup de “danse” au sens habituel du terme, mais il y a incontestablement quelque chose de fascinant (et de décalé) dans la façon dont Michael Keegan-Dolan choisit de raconter son histoire. Il faut être honnête, la beauté de la musique éclipse de toute façon pas mal ce qui se passe sur scène.

Quatre mots d'affilée en hongrois sans faute d'orthographe ! Héhé, respect !
Rédigé par : klari | 07 décembre 2009 à 17:30
> J’ai pensé à toi très fort en rédigeant…
Rédigé par : Laurent | 12 décembre 2009 à 03:07