City Center, New York • 20.6.09 à 14h
Musique et lyrics : Charlie Smalls. Livret : William F. Brown, d’après L. Frank Baum.
The Wiz est une version alternative de l’histoire du Magicien d’Oz, créée en 1975 par une troupe entièrement composée de comédiens noirs. La partition est écrite dans un style “pop” qui mêle rhythm & blues, soul, gospel et, bien sûr, l’idiome en plein décollage en 1975, le disco. La production originale tint l’affiche quatre ans. On y trouvait notamment une certaine Dee Dee Bridgewater dans le rôle de Glinda, la gentille sorcière du sud (qui chante l’une des plus belles chansons du spectacle, “If You Believe”).
J’étais particulièrement heureux de voir pour la première fois un spectacle dont le CD figure parmi mes enregistrements préférés. La série “Encores! Summer Stars” propose en effet chaque été de voir une comédie musicale pendant quelques semaines au New York City Center (elle a débuté avec Gypsy en 2007, puis Damn Yankees en 2008).
Le résultat appelle des réactions très mitigées.
D’un côté, la partition de Charlie Smalls est, comme l’enregistrement de 1975 le révèle, un véritable délice de la première à la dernière note. Elle est en outre servie ici par un généreux orchestre de 23 musiciens et par des chanteurs incroyablement doués. Le rôle principal de Dorothy a été distribué à une chanteuse à nom unique, Ashanti, qui n’est pas étrangère au monde du Magicien d’Oz puisqu’elle a déjà interprété Dorothy dans la version de l’histoire proposée par le Muppet Show il y a quelques années. La voix ne peut pas laisser indifférent ; chaque note, chaque syllabe, chaque mélisme est étudié au millimètre et interprété avec une précision d’orfèvre. C’est le cas pour beaucoup d’autres chanteurs sur scène, la palme de la prestation la plus enthousiasmante revenant à la magnifique LaChanze (une autre comédienne/chanteuse à nom unique), qui a déjà derrière elle une belle carrière à Broadway.
Malheureusement, le plaisir s’arrête là en bonne partie. Les producteurs sont pourtant allés chercher l’équipe qui a fait un succès de la comédie musicale In the Heights : Thomas Kail à la mise en scène, Andy Blankenbuehler à la chorégraphie et Alex Lacamoire à la direction musicale. Leur conception est extrêmement peu théâtrale malgré quelques idées originales du côté de la chorégraphie. Le spectacle est lent, n’a aucun allant et semble fréquemment au bord de l’asphyxie par maque de souffle.
Toute la faute n’en échoit pas au metteur en scène. C’est aussi le faible talent d’acteur de certains comédiens qui plombe le spectacle. C’est le cas, malheureusement, de la fameuse Ashanti, qui est aussi mauvaise comédienne qu’elle est bonne chanteuse. Elle passe la totalité du spectacle immobile, le regard fixe, les bras le long du corps, comme un morceau de bois mort et elle a, dans ses meilleurs moments, le charisme d’un pot de fleurs ébréché. Elle n’est pas la seule, malheureusement, si bien que l’expérience est bien loin de ce que la seule musique pourrait laisser espérer.
The Bottom Line: The hugely enjoyable score of The Wiz is given a first-class treatment by an assortment of wonderful singers dominated by Ashanti and the insanely talented LaChanze and backed by a capable 23-strong orchestra. However, as a theatrical object, this production lacks pace and comes across as lame and uninspired. It is further brought down by the lack of acting skills of a few performers, the worst offender by far being the same Ashanti, who has the stage presence of dead wood — at her best times.
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