Admiralspalast, Berlin • 27.6.09 à 20h
Musique et lyrics : Mel Brooks. Livret : Mel Brooks et Thomas Meehan, d’après le film de 1968 écrit etréalisé par Mel Brooks. Adaptation en allemand : Philipp Blom, David Bronner et Michaela Ronzoni.
Mise en scène et chorégraphie : Susan Stroman. Chef d’orchestre : Adrian Manz. Avec Cornelius Obonya (Max Bialystock), Andreas Bieber (Leo Bloom), Bettina Mönch (Ulla), Reinwald Kranner (Franz Liebkind [remplaçant]), Martin Sommerlatte (Roger deBris), Rob Pelzer (Carmen Ghia), …
J’avais déjà longuement parlé de la genèse de cette comédie musicale de Mel Brooks lorsque je l’avais vue
à Vienne il y a presque un an. La même production, avec la même distribution, vient de s’installer à Berlin, au vénérable Admiralspalast, rouvert il y a trois ans après d’importants travaux.
Jouer à Berlin une comédie musicale sur un producteur de théâtre qui monte un spectacle sur Hitler, qui plus est dans un théâtre fréquenté en son temps par le Führer, pourrait évidemment créer un certain malaise. L’événement a d’ailleurs attiré l’attention de la presse généraliste (comme par exemple
le New York Times ou, plus inattendu,
le Figaro, qui s’acharne à écrire “Admiralpalast” au lieu de “Admiralspalast”). Il semble que le public parvienne à dépasser cela, même s’il me semble déceler par moments une petite gêne. Aucun groupe de pression, en tout cas, n’a exprimé d’opposition. Le spectacle, après tout, a même été donné à Tel-Aviv.
La loi allemande — comme la loi autrichienne, d’ailleurs — interdit la représentation de la swastika. On est donc amusé de découvrir sur la façade du théâtre un symbole
en forme de bretzel là où on attendrait la croix gammée. L’interdiction ne semble pas s’étendre à la scène, en revanche, car les swastikas sont bel et bien présentes. (Elles sont, en revanche, consciencieusement remplacées par des bretzels sur les photos du programme.)
Il n’y a malheureusement que treize musiciens dans la fosse, cette fois, ce qui rend l’expérience un peu moins satisfaisante qu’à Vienne. La qualité d’ensemble reste malgré tout élevée et c’est un plaisir d’entendre à nouveau la partition de Mel Brooks, dont je ne me lasse pas.
Le théâtre, malheureusement, n’est pas plein. La représentation de l’après-midi, pour laquelle j’avais réservé initialement, a d’ailleurs été annulée.
The Bottom Line: Presenting The Producers in Berlin raises many interesting and delicate questions. There seems to have been a modicum of controversy, but the show could go on nonetheless. The production is the same I saw in Vienna almost a year ago and exhibits high standards of quality, but the number of musicians has sadly been reduced to 13.
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