Mitzi E. Newhouse Theater, New York • 2.5.09 à 14h
Musique : Scott Frankel. Lyrics : Michael Korie. Livret : John Weidman.
Mise en scène : Susan Stroman. Direction musicale : Eric Stern. Avec Hunter Foster (Stanley), Sebastian Arcelus (Zack), Joanna Gleason (Arlene), Miguel Cervantes (Miguel), Phyllis Somerville (Helen), Jenny Powers (Gina), Robert Petkoff (Neil), Pearl Sun (Cindy), Fred Applegate (Kevin), Ken Page (Maurice), Idara Victor, Robb Sapp, Alessa Neeck, Alan H. Green, Patrick Cummings, Alexander Scheitinger, James Moye, Lina Silver, Ana Maria Andricain.
Attention : le paragraphe qui suit révèle des détails de l’intrigue que vous n’avez peut-être pas envie de lire si vous avez l’intention de voir le spectacle.
Un groupe de New-Yorkais bloqués dans un métro en panne. La situation prend un tour inattendu lorsque le contrôleur leur fait remarquer qu’ils n’ont pas — sauf un — souvenir d’avoir pris le métro. En réalité, ils sont morts et le wagon dans lequel ils sont bloqués est comme une sorte de purgatoire. La seule condition pour en sortir : réussir à faire revivre le souvenir d’un “moment parfait” de leur passé : alors seulement les portes s’ouvriront et ils auront gagné le droit de vivre éternellement dans la douceur de ce moment retrouvé.
Ce concept original a été développé par Susan Stroman et John Weidman, à qui l’on doit déjà la “comédie musicale dansée” Contact, en collaboration avec Scott Frankel et Michael Korie, les auteurs du succès d’estime Grey Gardens, qui m’avait un peu laissé sur ma faim.
Le résultat est très inégal. L’idée de base s’avère un peu trop fragile pour porter un spectacle entier. L’écriture souffre d’une accumulation de clichés et d’une forme de naïveté presque agaçante sur ce qui fait vraiment la valeur de la vie. La partition est, dans l’ensemble, plutôt entraînante, en particulier lorsqu’elle se laisse aller sans complexe à être mélodique ; il y a des moments, en revanche, où elle est assez terne.
Il n’en reste pas moins qu’il y a quelques très bons moments, comme le numéro d’ouverture, conçu comme une sorte d’ode à New York… ou la touchante chanson de la vieille dame, Helen, qui se souvient de sa rencontre éphémère avec un soldat à un bal de l’USO pendant la guerre.
La distribution est de très bonne qualité. On est particulièrement ravi d’y retrouver la géniale Joanna Gleason, surtout connue pour sa prestation dans Into the Woods, et vue pour la dernière fois ici. Hunter Foster (vu pour la dernière fois ici) est également assez savoureux : son rôle du contrôleur qui prend plaisir à diffuser des messages incompréhensibles par l’interphone du métro a forcément provoqué des fous-rires car c’est une situation qui se produit quotidiennement à New York.
The Bottom Line: Unfortunately, the interesting and clever concept is far from carrying the two-hour story, and the quality of the writing only rarely rises up to the ambitions of the show. There are, however, some strong individual performances, like Hunter Foster’s. And nothing Joanna Gleason does could ever be wrong in my book.
Commentaires