Salle Pleyel, Paris • 31.3.09 à 20h
Ensemble intercontemporain, Pierre Boulez
Maurizio Pollini, piano
Petra Lang, soprano
Schönberg : Six Petites Pièces pour piano op. 19
Berg : Quatre Pièces pour piano et clarinette op. 5
Webern :
– Trois Petites Pièces pour violoncelle et piano op. 11
– Concerto pour neuf instruments op. 24
– Lieder pour voix et piano op. 3, op. 4 et op. 12
– Variations pour piano op. 27
– Symphonie pour ensemble de chambre op. 21
– Cinq Pièces pour orchestre op. 10
Schönberg :
– “Lied der Waldtaube”, extrait des Gurrelieder
– Symphonie de chambre op. 9
La première partie du concert, consacrée à des pièces dans lesquelles le silence occupe une place prépondérante, a surtout permis de confirmer que l’acoustique de la Salle Pleyel n’est guère adaptée à ce type de musique. L’espace sonore est kidnappé par les emphysémateux et asthmatiques de tout poil, bien plus audibles que les quelques notes jouées occasionnellement sur scène.
On commence à remonter la pente avec les petit lieder de Webern, interprétés avec autorité par une Petra Lang un peu raide, mais parfaitement aux commandes de sa voix. Pollini s’efface presque à l’arrière-plan, comme dans les duos instrumentaux qui ont précédé. Il termine la première partie par une interprétation assez captivante des Variations pour piano op. 27 de Webern.
Pour la deuxième partie, Pollini disparaît et Boulez prend place sur le podium. On atteint un point haut avec le sublime “Lied der Waldtaube”, envôutant de part en part. Joli final avec la Symphonie de chambre op. 9, qui démontre de superbes qualités chez les musiciens de l’Ensemble intercontemporain.
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