“Zorro”
Garrick Theatre, Londres • 1.11.08 à 15h
Musique : Les Gipsy Kings. Livret et lyrics : Stephen Clark.
Mise en scène : Christopher Renshaw. Avec Matt Rawle (Diego), Madalena Alberto (Luisa [understudy/remplaçante]), Adam Levy (Ramón), Lesli Margherita (Inez), Nick Cavaliere (Garcia), Jonathan Newth (Don Alejandro)…
Je l’ai déjà dit plusieurs fois, les comédies musicales écrites autour des succès d’un groupe ou d’un chanteur donné (les “jukebox musicals”) ne m’attirent guère, même si l’une d’entre elles au moins (Our House, avec les chansons du groupe Madness) figure parmi mes meilleurs souvenirs de théâtre. Quand de surcroît c’est le catalogue des Gipsy Kings qui est mis à contribution, j’avais toutes les raisons de passer mon tour. Mais voilà, tous les critiques ont aimé… beaucoup, même, pour certains d’entre eux.
Et il est facile de comprendre pourquoi : Zorro est une comédie légère, très bien écrite, bourrée de clins d’œil et, surtout, montée avec un amour de la chose théâtrale qui fait chaud au cœur. Elle utilise ce que les Anglais appellent une “framing device”, qui consiste ici à présenter la pièce comme un récit proposé par une troupe de gitans. La musique des Gipsy Kings est utilisée avec parcimonie, généralement à bon escient et le plus souvent avec des paroles adaptées permettant de servir l’intrigue. (Oui, il faut se taper “Bamboleo” et “Djobi Djoba”… mais on y survit mieux que prévu.)
Le livret est plein d’humour et les personnages principaux sont tous terriblement attachants. Le personnage de la meneuse des gitans, Inez, interprété avec une truculence réjouissante par une Lesli Margherita vraiment épatante, est particulièrement bien servi par le librettiste. L’une de ses répliques m’a d’ailleurs fait pouffer de rire pendant plusieurs minutes, ce qui a beaucoup amusé mes voisins.
La mise en scène déborde d’invention. Les interventions de Zorro, en particulier, sont réglées au millimètre et s’appuient sur des illusions visuelles et autres procédés impressionnants. Et puis la chorégraphie de Rafael Amargo parvient à donner une saveur vaguement contemporaine aux mouvements bien connus du flamenco. Le résultat est vraiment plaisant et l’on passe un moment particulièrement agréable.
C'est vrai que là comme ça, j'aurais pas été emballé à l'idée d'aller voir ça. :)))
Rédigé par: Matoo | 02 novembre 2008 at 13:40
> Je n’y serais jamais allé si je n’avais lu quelques commentaires enthousiastes ici et là. Ce qui prouve que le bouche à oreille fonctionne.
Rédigé par: Laurent | 08 novembre 2008 at 05:33
Bonjour ! Je cherche à savoir combien de musiciens live il y a sur ce spectacle? Vous en souvenez-vous? Ils jouent en fosse? Merci !
Rédigé par: piman | 06 janvier 2009 at 22:40
> Il y a dix musiciens dans le programme. De mémoire, il n’y a pas de fosse : ils jouent le plus souvent depuis la coulisse, parfois sur scène.
Rédigé par: Laurent | 06 janvier 2009 at 22:44
Merci beaucoup !!!!!
Rédigé par: piman | 10 janvier 2009 at 11:04