Playhouse Theatre, Londres • 22.11.08 à 19h30
Musique et lyrics : Jerry Herman. Livret : Harvey Fierstein, d’après la pièce de Jean Poiret.
Mise en scène : Terry Johnson. Direction musicale : Nigel Lilley. Avec Denis Lawson (Georges), Douglas Hodge (Albin), Stuart Neal (Jean-Michel), Alicia Davies (Anne), Nolan Frederick
(Jacob [understudy/remplaçant]), Iain Mitchell (Édouard Dindon), Paula Wilcox (Mme Dindon), Tracie Bennett (Jacqueline), Adrian Der Gregorian (Francis), Matt Krzan
(Chantal [swing/remplaçant]), Nicholas Cunningham (Hanna), Darren Carnall (Mercedes), Gary Murphy
(Bitelle), Dane Quixall (Angélique), Ben Bunce (Phaedra)…
En décembre dernier, le petit théâtre de la Menier Chocolate Factory proposait une production réjouissante de cette comédie musicale de Jerry Herman. Je terminais ma note d’alors en écrivant : “Le West End a besoin d’une grande reprise de La Cage aux Folles. Cette petite production serait parfaite.”
J’ai été exaucé : le Playhouse Theatre abrite depuis quelques semaines une version légèrement enrichie de la mise en scène de Terry Johnson, même si l’atmosphère reste celle d’une “petite” production… et c’est tant mieux, car le cabaret de Georges et Albin est censé être un petit établissement, pas le Moulin Rouge.
Le résultat est sensationnel. Même si on regrette amèrement que Philip Quast n’ait pas repris le rôle de Georges (Denis Lawson n’est pas aussi fascinant) et même si Douglas Hodge (que j’avais vu à la Menier Chocolate Factory lors de ma deuxième visite) en fait peut-être un peu trop en Zaza (quoique… son interprétation rappelle finalement beaucoup celle de Michel Serrault), le bonheur est permanent grâce à une mise en scène très efficace et, surtout, à l’inventivité inépuisable mise au service des numéros musicaux des “Cagelles”.
La Cage aux Folles est une comédie musicale qui rend heureux. Cette version est, de loin, la meilleure que j’aie vue. Elle mérite de rester très longtemps à l’affiche.
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