Odeon Leicester Square, Londres • 3.8.08 à 12h45
Christopher Nolan (2008)
Avec Christian Bale (Bruce Wayne / Batman), Heath Ledger (The Joker), Aaron Echkart (Harvey Dent), Michael Caine (Alfred), Maggie Gyllenhaal (Rachel Dawes), Gary Oldman (Gordon), Morgan Freeman (Lucius Fox)…
Il m’arrive de changer d’avis. J’avais pris un billet pour aller voir Disney’s High School Musical, qui est actuellement présenté à Londres en version scénique. Mais j’ai finalement changé d’avis : le théâtre est un peu excentré et, surtout, la perspective de me retrouver au milieu d’adolescentes surexcitées pendant plus de deux heures a eu raison de mon courage.
Je n’avais pas été emballé par l’épisode précédent (Batman Begins) tant le rythme effréné de la prise de vue m’avait gêné. Soit Christopher Nolan s’est un peu calmé, soit j’ai fini par m’habituer aux virevoltes des caméras… mais ce nouvel opus de la série des Batman (le premier à ne pas citer le nom du héros dans son titre) m’a semblé beaucoup plus regardable. Histoire de trouver quand même un sujet d’irritation, c’est le mixage du son qui m’a un peu agacé, cette fois, tant est forte la tendance à reléguer les voix au second plan, derrière les effets spéciaux et la musique. C’est franchement pénible à certains moments.
Le film se laisse regarder et j’avoue ne pas m’être ennuyé du tout. La performance époustouflante de Heath Ledger dans le rôle du Joker y est pour beaucoup. Compte tenu des circonstances, il est évidemment tentant de se demander quelle quantité de drogue il lui a fallu ingurgiter pour parvenir à créer un personnage aussi halluciné. Il faut dire qu’il est, pour une fois, plutôt aidé par le scénariste, qui lui donne quelques répliques plutôt bien tournées, qui donnent encore plus de chair à cet étrange personnage sans foi ni loi, fasciné par le désordre qu’il prend plaisir à créer.
Comme dans le précédent film, on admire le savoir-faire des “vétérans” Michael Caine, Morgan Freeman et Gary Oldman… dont les prestations ne font que souligner le manque de prestance d’un Christian Bale qui ne crève pas vraiment l’écran. Le Joker le répète à plusieurs reprises : c’est son affrontement avec Batman qui lui donne une véritable raison d’être. On ose à peine imaginer ce qu’aurait donné la confrontation d’un Heath Ledger avec un Batman plus charismatique…
"des adolescentes _sur_excitées" ? J'aurais bien récupéré le billet, tiens (hum !). Sinon, comme disait mon brave stagiaire : un jour les producteurs comprendront que la sortie mondiale est la meilleure lutte contre le piratage. Il faudra donc attendre une semaine pour me faire un avis (ah non, deux, hors de question de ne pas le voir en VO) ; mais je crois que je vais un peu regretter Nicholson tout de même (en fait d'une manière générale on perd en saveur ce que l'on gagne en violence bien bourrine, par rapport aux Burton, je me demande si ça ne se rapproche pas plus du comic, du coup).
Rédigé par : palpatine | 06 août 2008 à 00:24
> Bonne remarque : les critiques soulignent beaucoup la violence du film ; je ne sais pas pourquoi, mais elle ne m’a pas vraiment frappé (même s’il y en a, incontestablement). Il ne fait pas de doute que les films de Nolan sont plus “noirs” que ceux de Burton et son univers quasi-poétique. Les deux partis-pris se défendent, me semble-t-il. En ce qui me concerne (ne connaissant pas la BD d’origine), je trouve que ces super-héros font un peu moins kitsch dans un monde un peu “dur”.
Rédigé par : Laurent | 06 août 2008 à 00:39
Kitsch ? Que d'évolution pourtant... Certains se sont risqués à une comparaison : http://fr.youtube.com/watch?v=u10wf7xmHew ; à mourir de rire ! ^^
Rédigé par : palpatine | 06 août 2008 à 00:56
Oh! Nous voilà enfin du même avis sur un film!
Rédigé par : klari | 20 août 2008 à 17:04
> Champagne !
Rédigé par : Laurent | 20 août 2008 à 20:58