Cinéma Ziegfeld, New York • 18.7.08 à 11h
Phyllida Lloyd (2008)
Avec Meryl Streep (Donna), Pierce Brosnan (Sam), Colin Firth (Harry), Stellan Skarsgård (Bill), Julie Walters (Rosie), Christine Baranski (Tanya), Amanda Seyfried (Sophie), Dominic Cooper (Sky)…
Après Sweeney Todd, la série des adaptations cinématographiques de comédies musicales se poursuit dans un registre résolument différent avec ce Mamma Mia, un “jukebox musical” qui se joue à Londres depuis 1999 et à New York depuis 2001. Un “jukebox musical”, c’est un spectacle construit autour des plus grands succès d’un chanteur ou d’un groupe, en l’occurrence le groupe suédois Abba, avec une attention minimale portée à la cohérence dramatique dans la mesure où les paroles des chansons n’ont évidemment pas été écrites pour s’insérer dans une histoire qui tienne la route.
Ce qui a sans doute contribué à faire le succès de Mamma Mia, c’est le capital de sympathie indéniable dont jouissent les chansons d’Abba, l’énergie considérable déployée par la mise en scène et la chorégraphie… mais aussi, dans une certaine mesure, un livret assez intelligemment écrit par une dénommée Catherine Johnson, qui est bien sûr la scénariste de cette version cinématographique.
Le film est sans surprise pour qui a vu le spectacle sur scène. Il a l’immense mérite d’être tourné là où l’action se situe — sur une île grecque —, ce qui nous vaut de biens jolies images. La distribution est généralement de très bon niveau, avec une mention particulière pour les deux seconds rôles féminins, Julie Walters (qui était la délicieuse Mme Austen de Becoming Jane) et Christine Baranski (vue sur scène récemment dans Mame et dans Follies en Carlotta), toutes deux irrésistibles. On passera sous silence, en revanche, la prestation de la jeune Amanda Seyfried, dont un critique a dit à juste titre qu’elle dit son texte comme un caniche surexcité.
Le passage de la scène au grand écran n’a pas métamorphosé l’œuvre par miracle : Mamma Mia reste un collage un peu curieux et pas totalement convaincant… mais les chansons d’Abba, elles, sont toujours aussi entraînantes.
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