Lilian Baylis Theatre, Londres • 20.4.08 à 16h
Musique : Arthur Schwartz (1946). Lyrics : Ira Gershwin. Livret : George S. Kaufman et Nunnally Johnson.
Mise en scène : Ian Marshall Fisher. Direction musicale (piano) : Mark Warman. Avec Elizabeth Counsell (Sybil Bennett), Helen Anker (Madge Bennett), David Furth (Ogden Bennett), Stephen Carlile (Ned Scott), John Rawnsley (Charles Crowell), Andrea Miller (Elsa Crowell), Valerie Cutko (Myra Fox), Terence Bayler (Reggie Fox), James Vaughan (Richard Nelson), Nuala Willis (Betty Nelson)…
Arthur Schwartz est l’un des compositeurs les plus remarquables de l’âge d’or de la comédie musicale. Après avoir écrit une série d’œuvres oubliées pour Broadway dans les années 1930, il sera attiré — comme d’autres — par Hollywood, où il passera quelques années avant de revenir progressivement écrire pour New York. Son plus grand succès à Hollywood sera le film The Band Wagon (1953), l’un des plus beaux films musicaux de la MGM, inspiré par une revue que Schwartz avait écrite pour Broadway en 1931 et dont la partition contient l’une des plus belles chansons de tous les temps, “Dancing in the Dark”.
Les comédies musicales que Schwartz écrit pour Broadway dans les années 1950 et 1960 sont nettement plus connues, ne serait-ce que parce qu’elles ont été enregistrées : A Tree Grows in Brooklyn (1951), By the Beautiful Sea (1954), The Gay Life (1961), Jennie (1963). Un peu plus tôt, en 1946, il y avait eu ce Park Avenue, dont l’idée était venue environ dix ans plus tôt à George Kaufman en lisant une nouvelle de Nunnally Johnson qui traitait de la nouvelle “mode” du divorce parmi la haute société de New York.
C’est le prétexte idéal à cette petite comédie musicale légère et charmante, qui ne tint originellement l’affiche que pour 72 représentations, et que la mythique série des “Lost Musicals” (dont je parlais déjà ici) nous permet de redécouvrir, dans son format habituel : un pianiste, des comédiens qui jouent et chantent le livret à la main, sans décor ni costume.
Le résultat est enchanteur car les talents inépuisables de mélodiste de Schwartz se conjuguent de manière parfaite avec les plumes exquisement aiguisées de Ira Gershwin pour les lyrics et de George S. Kaufman pour le livret. On se régale, d’autant que la troupe assemblée par Ian Marshall Fisher s’acquitte une fois de plus de sa tâche avec un enthousiasme communicatif.
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