4.1.08
Je ne parle généralement pas des hôtels dans lesquels je séjourne, mais celui-ci n’est pas un hôtel comme les autres : l’Hôtel Everland est une installation “posée” par ses créateurs, Sabina Lang et Daniel Baumann, sur le toit du Palais de Tokyo jusqu’à la fin de l’année. Œuvre d’art interactive par excellence, c’est un hôtel doté d’une unique chambre, dans laquelle on trouve les prestations habituelles : lit double, salle de bains et coin séjour.
On se présente entre 18h et 21h à l’Hôtel Sezz voisin, qui prend en charge l’intendance de l’opération. Après une boisson de bienvenue, on est conduit au Palais de Tokyo, où l’on gravit les étages jusqu’à se retrouver sur le toit d’où, déjà, la vue coupe le souffle. En ce moment, l’étage du Palais de Tokyo est fermé au public pour cause de changement d’exposition : l’impression de passer derrière le décor et de pénétrer dans une sorte de monde parallèle n’en est qu’accentuée. On accède enfin à l’Hôtel Everland, posé au bord du bâtiment du côté Seine.
La vue sur Paris à travers la gigantesque baie vitrée est saisissante. La Tour Eiffel semble à portée de main ; pour un peu, on s’en croirait le propriétaire exclusif. La chambre est équipée d’un tourne-disques et d’une très intéressante collection de 33 tours. On peut également y brancher un lecteur digital… ou bien encore utiliser le réseau wi-fi AirTunes pour diriger la musique stockée sur son ordinateur vers les hauts-parleurs intégrés de la chambre.
On a le souffle coupé lorsque la Tour Eiffel se met à scintiller. C’est encore plus incroyable à une heure du matin, car toutes les autres lumières de la Tour s’éteignent. S’il n’y avait pas les petites lumières rouges fixes au sommet, on pourrait penser que le bâtiment a disparu et que le scintillement est une sorte de phénomène atmosphérique.
Les artistes ont conçu l’intégralité de “l’expérience” du visiteur, qui est invité notamment à consommer (ou à s’approprier) l’intégralité du contenu du mini-bar… et à emporter les serviettes de bain, brodées de fils d’or. À l’heure convenue, on m’apporte un succulent petit-déjeuner. Il faut libérer les lieux avant midi : on ressort donc par le musée avant l’heure de son ouverture au public…
Tu veux dire qu'à 444€ la nuit, on a le droit de piquer les serviettes ? Wouuuaaahhhh :D
Rédigé par : palpatine | 11 janvier 2008 à 01:07
> Brodées de fil d'or ! Et je ne les ai même pas prises…
Rédigé par : Laurent | 11 janvier 2008 à 01:17
À ce prix-là je pense que j'aurais même emporter les poignées de porte, dorées ou pas :p.
Rédigé par : palpatine | 11 janvier 2008 à 08:10
Tu as pu avoir une place !!!!
Tu es le roi du rafraîchissement d'écran,
moi j'ai des ampoules au bout des doigts et sans résultat,
mais je garde la foi !
Rédigé par : Delfine (mpqç!) | 02 février 2008 à 18:30
> Je reconnais qu’il a fallu de la persévérance… d’autant que le jour que j’ai réservé est apparu sur le site vers 18h… donc après beaucoup de “pomme-R”.
Rédigé par : Laurent | 03 février 2008 à 00:59
j'ai réussi à décrocher une nuit à l' Everland (aux enchères) mais c'est encore loin...par contre, les choses ont dû changer, il n'est pas question d'un rendez-vous à l'hôtel Seez, mais directement au Palais de Tokyo (d'après le mail que j'ai reçu du Palais de Tokyo)
voit-on bien la Seine de la chambre?
Rédigé par : turquoise | 22 février 2009 à 19:49
> Vous aurez la Seine à vos pieds.
La procédure hôtelière a dû changer. Lorsque j’ai séjourné à Everland, tout passait par l’hôtel Sezz (et non Seez, j’avais commis une faute de frappe, que je m’empresse de corriger).
Rédigé par : Laurent | 23 février 2009 à 01:48