Théâtre des Champs-Élysées, Paris • 10.1.08 à 20h
Orchestre National de France, Daniel Harding
Dvořák : Zlatý Kolovrat (Le Rouet d’or)
Brahms : concerto pour piano n°1 (Stephen Hough, piano)
J’espère que ce concert ne préfigure pas le niveau moyen de l’année 2008, car ce serait déprimant. Je ne comprends pas comment on peut dépouiller à ce point le concerto de Brahms de son expressivité : Stephen Hough n’a pas l’air à l’aise devant son piano ; il est régulièrement en difficulté technique ; les tempos ne semblent pas naturels ; il y a trop ou trop peu de pédale, mais jamais le bon dosage… Où est la musique ?
Pas non plus dans Le Rouet d’or, qui semble assez cryptique pour qui ne connaît pas le texte de K. J. Erben qui lui sert d’inspiration. Le programme nous explique à quel point la partition suit remarquablement chaque détail du texte : c’est un plaisir qui ne peut qu’échapper au spectateur moyen. La direction de Harding, vague, peu précise, ne convainc pas non plus.
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