Salle Pleyel, Paris • 6.11.07 à 20h
Los Angeles Philharmonic, Esa-Pekka Salonen
Intégrale des symphonies de Sibelius, III
Sibelius : Le Retour de Lemminkäinen
Esa-Pekka Salonen : Wing on Wing (Anu Komsi et Cyndia Sieden, sopranos)
Sibelius : Symphonie n°2
Je pensais que le message se répandrait dans Paris que quelque chose de pas banal est en train de se passer Salle Pleyel, mais non, la salle n’est toujours pas pleine.
Une fois n’est pas coutume, c’est l’œuvre interprétée en lever de rideau qui m’enthousiasme le plus. Le Retour de Lemminkäinen est un petit bijou d’écriture symphonique, interprété encore une fois par un orchestre d’une ductilité étonnante, qui à aucun moment ne perd l’homogénéité de sa voix. Encore une fois, les applaudissements commencent alors que l'écho de l’accord final n’est pas éteint : c’est horripilant.
Puis vient une œuvre composée par Salonen à l’occasion de l’inauguration du Walt Disney Concert Hall, la salle conçue par Frank Gehry où se produit l’Orchestre à Los Angeles. Composé de dix ambiances enchaînées, inspirée notamment de l’univers nautique, l’œuvre de Salonen fait appel à un contrebasson et à une clarinette basse qui jouent en duo avec les sopranos, à des enregistrements de la voix de Gehry ainsi qu’au chant d’un poisson, le Porichtys notatus (qui émet un mi en forme de signal de ralliement). Les sopranos et deux percussionnistes se déplacent dans la salle : les chanteuses commencent sur scène avant de rejoindre le premier balcon puis reviennent sur scène pour repartir, presque en courant, vers le second balcon, où elles finissent. Tout cela est assez fascinant à écouter : Salonen a d’ailleurs prévu de se consacrer davantage à sa carrière de compositeur (dont j’avais dit un mot ici) lorsqu’il passera le relais à Gustavo Dudamel à la tête du LA Philharmonic en 2009.
Très belle deuxième partie, consacrée à la deuxième symphonie, qui me fascine un peu moins que la sixième et la cinquième interprétées la veille. En bis, la Valse Triste qui, en toute honnêteté, ne m’a pas autant transporté qu’ici et là, même si le pianississimo du quatuor était, là encore, bluffant.
J’ai croisé Matthias Goerne dans le hall. J’ai eu du mal à ne pas l’aborder pour lui dire tout le bien que je pense de lui.
la prochaine fois que tu le croises, n'hesites pas a l'aborder pour lui dire tout le mal que je pense de lui ;o)
Rédigé par : gvgvsse | 07 novembre 2007 à 17:26
> Ça équilibrera. Quel méchant homme tu fais…
Rédigé par : Laurent | 07 novembre 2007 à 21:19