City Center, New York • 17.7.07 à 19h
Livret : Arthur Laurents. Musique : Jule Styne. Lyrics : Stephen Sondheim.
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Mise en scène : Arthur Laurents. Direction musicale : Patrick Vaccariello. Avec Patti LuPone (Rose), Boyd Gaines (Herbie), Laura Benanti (Louise), Leigh Ann Larkin (June), Tony Yazbeck (Tulsa), Marilyn Caskey (Electra), Alison Fraser (Tessie Tura), Nancy Opel (Miss Cratchitt/Mazeppa)…
Il y a un an, la diva Patti LuPone s’attaquait (enfin) à l’un des rôles cultes du répertoire de la comédie musicale, la redoutable Mama Rose, héroïne de Gypsy, une œuvre écrite en 1959 par Arthur Laurents, Jule Styne et Stephen Sondheim. Le résultat, vu au Festival de Ravinia, avec le Chicago Symphony Orchestra et une mise en scène au cordeau de Lonny Price, était magnifique.
Je m’attendais donc à retrouver le même enthousiasme en allant voir cette nouvelle production représentée au City Center de New York pendant quelques semaines avant, paraît-il, de s’envoler pour Londres.
Hélas ! Si le reste de la distribution s’en sort plutôt très bien, Patti LuPone semble abandonnée à elle-même par une mise en scène sans rigueur et d’une épouvantable prétention, pourtant signée par le librettiste de l’œuvre, Arthur Laurents. Du coup, tous les défauts bien connus de la diva reviennent au galop : prononciation défaillante, rythme incontrôlé, changements d’humeur permanents et relativement incohérents, etc. Elle termine même sa chanson “Rose’s Turn”, véritable crise de nerf qui constitue le clou du spectacle, par un cri qui entre directement au palmarès du mauvais goût théâtral.
Il semble donc que Patti LuPone soit, comme une autre diva bien connue des scènes de Broadway, Bernadette Peters, totalement tributaire de son metteur en scène. Que la mise en scène soit resserrée et intelligente, et la comédienne se montrera sous son meilleur jour, capable de transcender l’œuvre et de toucher son public par la subtilité de sa prestation. Que la mise en scène se montre sans esprit et sans rigueur, et les mauvais tics reviendront au galop, engloutissant la performance sous la vulgarité.
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