Concert
Salle Pleyel, Paris • 4.3.07 à 17h
Berliner Philharmoniker, Simon Rattle.
Mahler : symphonie n°2
(Dorothea Röschmann, soprano ; Bernarda Fink, mezzo-soprano ; Chœur de Radio-France)
C’était impeccable, parfaitement maîtrisé, d’une virtuosité à tomber (malgré quelques accrocs minimes), monumental, traversé par un magnifique souffle vital et un sens du phrasé sans égal. Jamais Pleyel n’avait résonné de la sorte. Y compris lors des acclamations du public. Il y a fort à parier que la blogosphère musicale, bien représentée, s’en fasse largement l’écho.
Mais ce ne sera pas, pour moi, une expérience inoubliable : Rattle en fait trop dans les contrastes, étire les pianissimi à l’extrême, exagére les tutti, tue la monumentalité de l’œuvre à force de l’illustrer. Certes, le final sublime prend à la gorge… mais quand on entend l’un des meilleurs orchestres du monde, on a des attentes en rapport.
Rien à dire sur Röschmann et Fink, irréprochables.
Et hop ! Un de plus qui passe à cinq centimètres de moi sans me voir. Appelez-moi Mister Cellophane (référence à la comédie musicale Chicago).
Laureeeeeeeeent !! Merde !! T'aurais pu me sonner ! Rhaaaa. Vincent/Gvgvsse m'a fait le même plan... Pfff. :'(
Rédigé par: Matoo | 04 mars 2007 at 23:53
moi j'ai envoyé un sms resté sans réponse à monsieur cellophane
Rédigé par: gvgvsse | 05 mars 2007 at 01:03
C'était mon premier concert Mahler ,monumental, grandiose
Maintenant je rêve d'aller
écouter l'intégrale à Londres
l'année prochaine !
Merci pour vos critiques,je lis votre blog chaque jour .
Rédigé par: Vic (victoire ) | 05 mars 2007 at 02:47
on fait un charter?
Rédigé par: gvgvsse | 05 mars 2007 at 12:02
Matoo > C’était comme dans un film : tu t’approchais de moi en souriant ; je me suis dit “tiens, c’est bien, il m’a vu” et j’ai commencé à sourire aussi ; tu m’es passé juste à côté pour aller rejoindre Dieu sait qui derrière moi. J’avais pas l’air con.
gvgvsse > J’avais oublié de rallumer mon téléphone en sortant de l’avion de Lisbonne. Désolé.
Vic > Je suis heureux que le concert vous ait plu. Vous avez commencé votre initiation à Mahler en beauté ! Le souvenir risque d’être difficile à égaler, mais ça vous fera un défi à relever :-)
Et surveillez les programmes des salles parisiennes : le LSO est “en résidence” à Pleyel, donc on peut s’attendre à ce qu’il vienne jouer quelques unes des symphonies de l’intégrale à Paris. Et puis le Châtelet et le Théâtre des Champs-Élysées proposent régulièrement des concerts de bons ou de très bons orchestres ; Mahler revient souvent au programme, ces derniers temps.
Rédigé par: Laurent | 05 mars 2007 at 23:52
Laurent. Je vous envie d'avoir écouté le Philharmonique de Berlin avec l'acoustique hyper-précise de Pleyel ! Je partage votre avis général sur Simon Rattle qui ne me fascine pas non plus. Sa tendance à déstructurer et à forcer le trait peut être en effet un peu énervante. C'est très souvent au détriment de la lisibilité et, malheureusement, avec une phalange d'un tel niveau technique, c'est très tentant de jouer avec le diable ! Sa cinquième de Mahler était, par certains côtés, exaspérante...
En revanche, j'ai écouté hier soir la représentation du 2ème concert à Pleyel, avec une belle 7ème en ré mineur de Dvorak.
Rédigé par: Philippe D | 06 mars 2007 at 20:35
> L’expérience était en effet assez sidérante, même si l’émotion n’était pas complètement au rendez-vous. Ceci va vous horrifier, mais l’ami qui m’accompagnait avait également entendu la 2ème d’Eschenbach en début de saison, et il m’a confié qu’il avait été davantage touché par Eschenbach, même si la virtuosité n’était évidemment pas la même.
J’avais un billet pour le deuxième concert, mais je n’ai pas pu l’utiliser en raison de contraintes professionnelles.
Rédigé par: Laurent | 06 mars 2007 at 21:32
oui oui je suis horrifié qu'on puisse préférer la médiocre deuxième de l'orchestre de paris...
Rédigé par: gvgvsse | 08 mars 2007 at 16:46
> Les mystères de l’expérience musicale…
Rédigé par: Laurent | 09 mars 2007 at 01:28