Royal Opera House, Londres • 14.10.06 à 19h
Dmitri Chostakovitch (1934). Livret : Alexander Preis et Chostakovitch, d’après la nouvelle de Nikolai Leskov.
Orchestre du Royal Opera House, Antonio Pappano. Mise en scène : Richard Jones. Avec Eva-Maria Westbroek (Katerina Ismailova), Christopher Ventris (Sergey), John Tomlinson (Boris), John Daszak (Zinovy Ismailov), Christine Rice (Sonyetka),…
É-pous-tou-flant !
Représentation électrique, marquée par une abondance de moments forts. Antonio Pappano en état de grâce, à la tête d’un orchestre déchaîné, rendant un hommage magnifique à la richesse de la partition de Chostakovitch. Eva-Maria Westbroek, magnifique tragédienne à la gravité envoûtante. John Tomlinson (sublime Hagen du Götterdämmerung d’avril dernier), irrésistible dans le rôle du déplaisant beau-père Boris. Un chœur homogène et expressif. Une qualité d’ensemble comme on n’en voit jamais à Paris.
Richard Jones est le metteur en scène à qui l’on doit le magnifique Juliette ou la clé des songes, qui a été pour moi le sommet de la saison 2005/2006 de l’Opéra de Paris. Sa conception de ce Lady Macbeth sait se faire grave quand il le faut, mais ose aussi – avec beaucoup de succès – ajouter quelques touches grand-guignolesques fort efficaces.
Comme je le disais à propos du Turandot de juillet dernier, j’aime la diversité du public de Covent Garden. Pour ce Lady Macbeth, j’ai été frappé aussi par sa concentration – bien plus grande que celle du public parisien –, par ses réactions aux touches comiques du livret et de la mise en scène et aussi par l’ovation bien méritée réservée à l’orchestre au début de la deuxième partie.
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