Ahmanson Theatre, Los Angeles • 13.8.06 à 19h30
Musique : John Kander. Lyrics : Fred Ebb, John Kander & Rupert Holmes. Livret : Rupert Holmes, d’après un concept original de Peter Stone. Mise en scène : Scott Ellis. Chorégraphie : Rob Ashford. Avec David Hyde Pierce (Lieutenant Frank Cioffi), Debra Monk (Carmen Bernstein), Karen Ziemba (Georgia Hendricks),…
John Kander et Fred Ebb sont des légendes de Broadway. Ce sont notamment les auteurs de Cabaret (1966), Chicago (1975) ou encore Kiss of the Spider Woman (1993). Ils avaient depuis longtemps dans leurs cartons un projet de comédie musicale, Curtains, dont l’intrigue démarre avec un meurtre commis sur la scène d’un théâtre à la fin d’une représentation d’une comédie musicale. (Oui, la pièce de théâtre dans la pièce de théâtre a toujours été un sujet porteur.) L’inspecteur de police local débarque : il est bien sûr fasciné par le théâtre et va boucler tout le monde dans le théâtre, le temps d’élucider le meurtre.
Fred Ebb et Peter Stone (le librettiste) sont morts avant qu’une production de Curtains ne voie le jour. John Kander s’est donc associé à un nouveau collaborateur, Rupert Holmes, pour achever l’œuvre et la montrer au public. C’est ainsi qu’une production a été montée à Los Angeles, avec sans doute l’espoir de la transférer ultérieurement à New York.
Je suis arrivé avec le désir très fort d’aimer Curtains. Mais mon souhait n’a été réalisé qu’à moitié. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une œuvre intelligente, largement au-dessus de la moyenne actuelle, mais il lui manque des moments forts et, en particulier, deux ou trois chansons inoubliables. Le livret est de surcroît assez faible et a occasionnellement recours à un type d’humour quasiment potache. La distribution est solide, mais il manque sans doute quelques personnalités fortes qui brûlent les planches.
Curtains est une œuvre attachante, mais elle est loin d’égaler les gros succès de Kander et Ebb. Il faut reconnaître que cette version n’est pas aidée par une mise en scène assez fade et un chorégraphie peu inspirée (j’avais pourtant apprécié la chorégraphie d’Evita à Londres, qui est du même Rob Ashford).

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