Broadhurst Theatre, New York • 13.7.06 à 20h
Une pièce d’Alan Bennett. Mise en scène : Nicholas Hytner. Avec Richard Griffiths (Hector), Stephen Campbell Moore (Irwin), Samuel Barnett (Posner), Dominic Cooper (Daikin),...
La pièce The History Boys a triomphé à Londres, où je n’avais pas réussi à la voir, avant d’être importée à Broadway dans sa mise en scène et avec sa distribution originelles. Elle vient d’être récompensée par six Tony Awards, dont celui de la meilleure pièce de la saison, celui du meilleur premier rôle masculin pour Richard Griffiths et celui du meilleur second rôle féminin pour Frances de la Tour.
C’est une pièce dont on sort impressionné par la virtuosité de l’écriture, mais aussi assez perturbé. Car cette histoire de quelques garçons que l’on prépare à passer les examens d’entrée des établissements prestigieux de Cambridge et d’Oxford dans un lycée anglais des années 1980 n’évoque pas seulement le style peu orthodoxe de leur professeur Hector, convaincu de l’inutilité d’un enseignement ne visant qu’à bourrer des crânes. Elle touche aussi au sujet de la sexualité de ces adolescents et de l’ambiguïté de leurs relations avec leurs professeurs — sujet délicat s’il en est, surtout sur une scène américaine.
Bien plus encore que l’écriture, c’est la qualité de l’interprétation qui laisse pantois. Les comédiens qui interprètent les deux lycéens Posner et Daikin, Samuel Barnett et Dominic Cooper, sont sidérants. Barnett, en particulier, est merveilleux de bout en bout — y compris lorsqu’il est amené à chanter à deux ou trois reprises durant la pièce. Vers la fin, les lycéens interprètent une version harmonisée de la chanson “Bye, Bye, Blackbird” dans un moment d’émotion intense : inoubliable.
Commentaires