Opéra de Cologne • 19.3.06 à 16h
Gürzenich-Orchester Köln, Markus Stenz. Mise en scène : Robert Carsen. Décors et costumes : Patrick Kinmonth. Lumières : Manfred Voss. Avec Thomas Mohr (Siegmund), Dieter Schweikart (Hunding), Albert Dohman (Wotan), Kirsten Blanck (Sieglinde), Jayne Casselman (Brünnhilde), Dalia Schaechter (Fricka)...
De mieux en mieux. Si Rheingold souffrait de quelques faiblesses de distribution, cette Walküre est irréprochable sur le plan vocal. Le Siegmund de Thomas Mohr est tout en puissance et l'alchimie avec Sieglinde (Kirsten Blanck) est palpable. La Fricka de Dalia Schaechter tient délicieusement tête au nouveau Wotan d'Albert Dohman, bien plus solide que le Wotan du jour précédent. Entre tous, c'est peut-être la Brünnhilde de Jayne Casselman qui est la plus remarquable.
On admire à nouveau la finesse de l'interprétation du Gürzenich-Orchester, sous la baguette assurée de Markus Stenz, son chef titulaire. La palette expressive de l'orchestre est remarquable. Quel plaisir de voir les cornistes, dont la moyenne d'âge semble ne pas excéder de beaucoup 20 ans, revenir dans la fosse pendant les entractes pour répéter leurs traits.
La mise en scène de Robert Carsen continue à tirer le fil déroulé petit à petit dans Das Rheingold. Wotan, qui semble être à la tête d'une sorte de junte paramilitaire, habite maintenant le palais que les géants lui ont construit. Les visuels restent très léchés.
La qualité de l'attention du public est sans équivalent dans nos salles parisiennes. On sent que les spectateurs sont là pour la musique et non parce qu'il est de bon standing "d'aller à l'opéra".
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