Opéra de Cologne • 18.3.06 à 19h30
Gürzenich-Orchester Köln, Markus Stenz. Mise en scène : Robert Carsen. Décors et costumes : Patrick Kinmonth. Lumières : Manfred Voss. Avec Phillip Joll (Wotan), Miljenko Turk (Donner), Hauke Möller (Froh), Hubert Delamboye (Loge), Oskar Hillebrandt (Alberich), Johannes Preißinger (Mime), Andreas Hörl (Fasolt), Dieter Schweikart (Fafner), Dalia Schaechter (Fricka), Machiko Obata (Freia), Anne Pellekoorne (Erda), Ausrine Stundyte (Woglinde), Regina Richter (Wellgunde) et Joslyn Rechter (Floßhilde).
Plus j’entends les opéras de Wagner et plus je les trouve superbes... surtout lorsqu’ils joués comme ici par le très subtil Gürzenich-Orchester Köln et chantés par une distribution globalement très correcte, même si le Fasolt d’Andreas Hörl était vraiment mauvais et si le Wotan de Phillip Joll n’était pas complètement convaincant vocalement.
Robert Carsen, pour une fois, n’a pas choisi un de ces visuels épurés dont il a la spécialité. Son Rheingold est plus proche de Chéreau que de Wilson. Le rideau s’ouvre sur un nuage de fumée — le Rhin, pense-t-on — qui, une fois dissipé, révèle une décharge au sein de laquelle errent les Filles du Rhin, en haillons. Mais les tableaux suivants sont des petits bijoux de composition et bénéficient tous d’une lumière somptueuse. La mise en scène, comme toujours, est irréprochable. Carsen assume ses partis pris et mène à bon port une vision dramatique cohérente. Le tableau final est une merveille visuelle digne du coup de théâtre final du Capriccio que Carsen a mis en scène au Palais Garnier.
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